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Infirmière spécialisée en soins esthétiques, Mélissa, 30 ans, a fondé avec sa sœur Brown T Marketplace, plateforme bruxelloise de cosmétiques capillaires pour femmes afrodescendantes. Née en marge d'un master, l'aventure s'est construite à coups d'essais et d'erreurs. Malgré des investissements parfois mal ciblés, les deux sœurs ont trouvé un solide écosystème d'accompagnement. Son conseil : « ne pas avoir peur » et bien s'entourer.
Rien ne prédestinait vraiment Mélissa, infirmière spécialisée en soins esthétiques, à se lancer dans l'e-commerce. C'est pourtant bien elle qui, avec sa sœur, a fondé Brown T Marketplace, une plateforme bruxelloise de cosmétiques capillaires et corporels pensés pour les femmes afrodescendantes.
Le projet est né presque par accident, en marge d'un master, et s'est construit à coups d'essais, d'erreurs et de rencontres. Aujourd'hui encore, Mélissa se définit sans détour : « je suis toujours entrepreneure. » Retour sur un parcours entre soin, santé publique et cheveux bouclés.
« Je m'appelle Mélissa, j'ai 30 ans et je vis à Bruxelles. Je suis infirmière de formation, spécialisée en soins esthétiques, et titulaire d'un master en sciences de la santé publique à finalité politique et promotion de la santé », se présente-t-elle. C'est justement dans le cadre de ce master qu'elle et sa sœur ont créé Brown T Marketplace, avec un constat de départ très simple : « il existait un réel manque de produits capillaires non nocifs adaptés aux besoins spécifiques des femmes afrodescendantes, mais aussi un manque de conseils et d'accompagnement personnalisé. »
Sur le papier, un e-shop de cosmétiques. Dans les faits, beaucoup plus que ça. « C'est aussi une safe place où les femmes peuvent recevoir des conseils personnalisés et une vraie prise en charge grâce à nos outils de diagnostic », précise Mélissa. Le projet, dit-elle, est à la fois entrepreneurial, sociétal et profondément lié à la santé.
Ni bruxelloises d'origine, ni formées au marketing ou à la communication, les deux sœurs ont dû apprendre sur le tas et ça a coûté, parfois. « Nous avons parfois investi beaucoup de budget dans des événements ou des collaborations qui n'étaient pas toujours alignés avec nos objectifs », reconnaît Mélissa, qui évoque aussi des accompagnements qui n'ont pas toujours été à la hauteur de leurs attentes. Il a fallu ajuster la stratégie, encaisser, recommencer. Mais l'aventure a aussi eu ses bons côtés : beaucoup de rencontres, notamment avec d'autres femmes entrepreneures confrontées aux mêmes réalités.
« Le networking lors d'événements nous a aussi donné l'opportunité d'intégrer de nouvelles marques sur notre plateforme et de participer à divers projets et événements enrichissants », raconte-t-elle. C'est en cherchant à combler leurs lacunes que les deux sœurs ont fini par découvrir tout un écosystème d'accompagnement qu'elles ne soupçonnaient pas : le Start Lab, des événements chez hub.brussels, chez Womenpreneur. « Ces accompagnements peuvent être à la fois gratuits et de grande qualité », s'étonne encore Mélissa.
Pas de recette miracle donc, mais une conviction : bien s'entourer change tout. « Je leur dirais surtout de ne pas avoir peur et de prendre le temps de bien se renseigner sur tous les organismes existants pour soutenir les jeunes entrepreneurs », glisse Mélissa à l'attention de celles et ceux qui hésitent encore à franchir le pas.
Être bien accompagné.e, insiste-t-elle, fait toute la différence. Le reste, c'est une question de méthode et de constance : « avec une bonne organisation, de la persévérance et de la volonté, beaucoup de choses deviennent possibles. »