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Étudiant à Solvay, Francesco Duval a choisi de mener ses études en parallèle d'une aventure entrepreneuriale. En un an, ce Bruxellois de 21 ans est passé du statut d'étudiant à Solvay à celui de jeune cofondateur de startup. Depuis novembre 2024, il est aux commandes d'iBlocus, son compagnon d'étude disponible sur WhatsApp. Débriefing sur un parcours mené de front avec les cours.
Entre les cours d'ingénieur de gestion et les rendez-vous d'investisseurs, Francesco Duval, 21 ans, a trouvé le temps de co-fonder iBlocus, un compagnon d'étude disponible directement sur WhatsApp pour aider les étudiant.e.s à mieux s'organiser. Né à Bruxelles de parents franco-italiens, scolarisé au collège Saint-Michel avant de rejoindre Solvay, le jeune homme n'en est pourtant pas à son coup d'essai entrepreneurial.
« Oui, toujours » entrepreneur, répond-il sans détour quand on lui demande où il en est aujourd'hui. Portrait d'un étudiant qui a fait de ses études le meilleur moment pour se lancer.
« J'ai co-fondé le projet iBlocus en novembre 2024 avec Sallah Dassy et Alpha Diallo, dans le but d'aider les étudiant.e.s à mieux s'organiser. Avec mon équipe, nous avons mis au point un compagnon d'étude, disponible directement sur WhatsApp, pour accompagner les étudiants tout au long de leur parcours académique », explique Francesco. Mais l'entrepreneuriat, chez lui, ne date pas d'hier : « à mes 16 ans, pendant le confinement, j'avais lancé une équipe esports, ce qui m'a permis de connaître une première expérience entrepreneuriale. » De cette première aventure, il retient surtout des compétences concrètes, des rencontres et des opportunités qui ne demandaient qu'à se prolonger.
Pour lui, le choix de se lancer pendant les études n'a rien d'un hasard : « les études sont sans doute le meilleur moment pour se lancer. Les risques sont bien plus faibles, les ressources sont nombreuses et c'est surtout une période où l'on a soif d'apprendre. » Quant à ce qui le motive vraiment, la réponse ne varie pas : « je souhaite avant tout avoir un impact auprès des gens que j'aide. Il n'y a rien de mieux que de recevoir un message d'un étudiant te remerciant pour ton produit ». L'expérience vient ensuite, et le profit ferme la marche « une question de liberté plus qu'une fin en soi », précise-t-il, avant de concéder que « tout cela sera sans doute amené à évoluer ».
Francesco ne cherche pas à enjoliver le chemin parcouru. « Le parcours est semé d'embûches, mais c'est aussi ce qui en fait sa beauté. Ce sont ces déviations continues qui permettent d'arriver à un résultat dont on peut être fier », résume-t-il. Parmi les obstacles rencontrés, le recrutement occupe une place à part : « il est crucial de trouver des personnes alignées avec tes convictions ». S'y ajoutent quelques sueurs froides côté technique, « rien d'insurmontable » selon lui, tant qu'on garde « résilience et ambition ».
En face, les opportunités n'ont pas manqué : l'an dernier, Francesco s'est envolé deux semaines pour le Canada afin de participer à un salon du numérique et échanger avec d'autres entrepreneurs. Il y ajoute des rencontres inspirantes, des ateliers enrichissants et des compétences qu'il sait déjà précieuses pour la suite.
Pour avancer, Francesco n'a pas hésité à aller chercher du soutien. « Nous avons été acceptés au StartLAB, l'incubateur de l'ULB, qui nous donne accès à un super coworking », raconte-t-il, un accès qui lui a aussi ouvert la porte à des experts en marketing, en droit et en développement.
Le statut d'étudiant-entrepreneur complète le dispositif, en lui permettant d'alléger son programme académique quand d'autres priorités s'imposent. Un conseil à donner à ceux et celles qui hésitent encore ? Il ne cherche pas longtemps : « N'ayez pas peur. Vous êtes sans doute à la meilleure période de votre vie pour vous lancer, alors ne manquez pas votre chance ! »